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PROJETS...
Requête de financement pour le compte du centre«Jérôme Nzojibwami» A.P.E.P.L.T.
1. Dénomination et localisation du projet.
1.1. Dénomination :
Association Pour l’Exploitation et la Protection du Lac Tanganyika « A.P.E.P.L.T. »
1.2. Localisation :
Le siège de l’association serait localisé au centre de pêche de Gitaza, commune de Gitaza en province de Bujumbura Rural.
2. Identité des intervenants :
Les requérants de ce financement serait un groupe d’une quinzaine de pêcheurs de Gitaza constitués en association et ayant comme encadreur Madame Alphonsine Mukakigeri
et
Magosse Michel, initiateurs du présent projet et qui les ont aidé à obtenir ce centre ainsi que ces installations.
L’encadrement technique serait assuré par Mr. Kiyuku Prosper, membre de l’association,
Spécialiste en biologie des pêches, en microbiologie de l’environnement et en assurance qualité des produits alimentaires.
2.1. Adresses et personnes de contact :
1) Mr. Magosse Michel ( devant se rendre et restant sur place pour prendre la direction des projets en mains pour échapper à toutes dérives.)
2) Me. Alfonsine Mukakigeri (Veuve Nzojibwami)
Bujumbura – Burundi
3. Contexte et justification :
Le lac Tanganyika est l’un des plus grands lacs de l’Est africain. Avec une faune de plus de 1300 espèces, il possède la biodiversité la plus élevée au monde pour une pièce d’eau douce (Ntakimazi, 1995). Les Clupéidés pélagiques Stolotherissa tanganicae, Limnothrissa miodon et leurs principaux Centropomidae ( Lates) prédateurs représentent plus de 90% des poissons pêchés dans la partie burundaise du lac. Alors que la productivité globale du lac est estimée à 90 -120 kg de poissons/habitant/an, soit 300 à 4100 mille tonnes de poissons par an, le potentiel de production annuelle dans la partie burundaise est estimé à 30.000 tonnes.
Avant la crise sociopolitique qui a secoué le Burundi depuis 1993, la pêche était considérée comme une activité économique très développée et très rentable sur le lac Tanganyika et le nombre de pêcheurs et d’engins de pêche était en perpétuelle augmentation chaque année.
Les données, aussi bien économiques que nutritionnelles de l’époque, montrent que les produits de la pêche généraient des revenus annuels supérieurs à 5 milliards de francs burundais, représentant 3% du PIB. L’alimentation des burundais était équilibrée grâce à l’accessibilité et au prix raisonnable du poisson du lac Tanganyika.
La crise a eu pour effets : la diminution sensible du nombre de pêcheurs, la fermeture du lac à certaines périodes à cause de l’insécurité, la migration de plusieurs pêcheurs vers la Tanzanie, la reconversion de beaucoup de pêcheurs vers d’autres activités, en l’occurrence l’agriculture, une baisse sensible de la production (inférieure à 9.000 tonnes/an), un déficit alarmant en protéines animales et en lipides, un taux de malnutrition supérieur à 25% pour les enfants en bas âge, une faible consommation du poisson ( 3 kg/hab/an alors que d’autres pays sont à 45 kg/hab/an) etc.
Les mauvaises conditions de manutention, la méconnaissance des bonnes pratiques d’hygiène, L’absence de la chaîne de froid, les techniques peu performantes de séchage et de fumage du poisson sont autant de facteurs qui contribuent à augmenter les pertes post-capture, à diminuer la valeur marchande du poisson et à réduire sensiblement la durée de conservation du poisson après transformation.
Par ailleurs, même si les ressources biologiques du lac Tanganyika sont d’une grande importance scientifique, économique et une haute valeur nutritionnelle, les stocks et les habitats du lac sont continuellement menacés de dégradation.
En effet, suite à une importante déforestation et à une intense activité agricole au niveau du bassin versant, les affluents du lac Tanganyika charrient d’importantes quantités de terre et de matériaux solides, polluant ainsi et détruisant plusieurs habitats et frayères des poissons du lac. Il en est de même de la non sélectivité de certains filets de pêche utilisés ou plusieurs alevins et juvéniles de poissons sont régulièrement capturés.
Face à toutes ces contraintes, l’association A.P.E.P.L.T. voudrait mettre en place une unité améliorée de pêche, de conditionnement et de transformation du poisson du lac Tanganyika en respectant les mesures d’urgence pour la conservation des poissons. L’association profiterait de sa présence pour mener une campagne de sensibilisation et des sessions de formations des pêcheurs de Gitaza et des autres plages de débarquement sur la protection des ressources et de la biodiversité du lac Tanganyika.
L’association aura donc pour missions d’une part la pêche, le conditionnement (utilisation de glace), la transformation (séchage et ou fumage) et la commercialisation d’un poisson (n’dagala, du lumpu et du mukeke) de bonne qualité hygiénique, d’autre part le sensibilisation, la formation des pêcheurs sur l’importance d’une gestion rationnelle et durable des ressources du lac face à une demande alimentaire en rapide accroissement et enfin la participation à la protection des ressources par la lutte contre l’érosion notamment par le reboisement du bassin versant.
Les missions de l’A.P.E.P.L.T. concorderait avec les objectifs du gouvernement actuel puisque grâce au retour progressif de la paix et de la sécurité au Burundi, la relance de l’économie nationale, la promotion du secteur associatif et des activités génératrices de revenus et de devises, la réalisation de l’autosuffisance alimentaire, de l’environnement figurent parmi les grandes priorités du gouvernement actuel.
4. Objectifs de l’association :
L’association poursuivrait deux objectifs essentiels, à savoir :
4.1. L’exploitation rationnelle du Lac Tanganyika.
4.2. La protection du Lac Tanganyika et de sa biodiversité.
5. Objectifs spécifiques :
5.1. Contribuer à l’accroissement de la production piscicole du Lac Tanganyika.
5.2. Contribuer à l’amélioration de l’alimentation des burundais et assurer l’approvisionnement en poissons de bonne qualité au sein des marchés intérieurs et étrangers.
5.3. Contribuer à la réhabilitation des centres de pêches abandonnés pat l’État.
5.4. Améliorer les techniques de manutentions, de transformations et de conservations du poisson pour réduire les pertes post-capture et pour mettre sur le marché un produit de bonne qualité et
de hautes valeurs nutritives et marchandes.
5.5. Augmenter les revenus aussi bien des membres de l’association que des populations environnantes.
5.6. Protéger les ressources du lac en sensibilisant les populations riveraines sur les bonnes pratiques de pêche.
5.7. Protéger les ressources du lac par un reboisement du bassin versant.
6. Résultats attendus :
D’un point de vue qualitatif, les principaux résultats attendus du projet sont :
6.1.1 La production d’un poisson de bonne qualité bactériologique et organoleptique.
6.1.2 L’amélioration de la santé et des conditions de vie des membres de l’association et des populations riveraines du Lac Tanganyika.
6.1.3 La production d’un poisson de bonne qualité capable de se conserver longtemps et d’être compétitif sur le marché extérieur.
6.1.4 La stabilisation, voire la réduction du coût du poisson.
6.1.5 Une gestion rationnelle et durable des ressources du lac et sa protection.
D’un point de vue quantitatif, les principaux résultats escomptés sont :
6.2.1 La mise en place d’une unité de conditionnement et de transformation du poisson au centre de pêche de Gitaza.
6.2.2 La construction d’un comptoir de vente du poisson à Bujumbura.
6.2.3 La production de 40.000 kg/an de ndagala séché et de mukeke fumé.
6.2.4 L’organisation de deux sessions de formation sur les techniques de transformation du poisson.
6.2.5 L’organisation de six sessions de sensibilisation et de formation sur la protection environnementale du lac et ses alentours.
7. Indicateurs de vérification des résultats :
- La nature et le type de matériels acquis.
- Les données de production et de vente.
- Le nombre de personnes formées.
8. Activités :
Les activités que l’association compte mettre en place pour la réalisation de ses objectifs concernant aussi bien l’exploitation du lac que la mise en place de certaines stratégies visant à sa protection.
En ce qui concerne l’exploitation proprement dite des ressources du lac, l’A.P.E.P.L.T. prévoit successivement de :
1) Réhabiliter les infrastructures de lavage (adduction d’eau, bacs, tables et paillasse de lavage), de séchage (claies de séchage améliorées, protection contre les intempéries) et de fumage (four chorckor) du poisson au niveau de la plage de Gitaza.
2) Installer une fabrique de glace pour permettre une bonne conservation du poisson après capture ainsi qu’au cours des opérations de manutention, de transport et de triage
3) Equiper l’association d’une chambre froide pour la congélation du poisson fraîchement péché.
4) Procéder au séchage amélioré du poisson.
5) Procéder au fumage amélioré du poisson à l’aide d’un four chorckor.
6) Procéder périodiquement aux analyses bactériologiques et organoleptiques pour s’assurer de
la bonne qualité du poisson transformé.
7) Emballer sous vide le poisson séché et étiqueté.
8) Commercialiser le poisson transformé à Bujumbura, à l’intérieur du pays et à l’étranger.
Quant au volet préservation des ressources du lac, l’A.P.E.P.L.T. compte mener les activités ci-après
:
1) Elaborer des manuels de sensibilisation et de formation sur les bonnes pratiques de pêche, d’hygiène et de conservation des ressources du lac.
2) Organiser des sessions de sensibilisation et de formation des populations riveraines du lac sur les stratégies de protection des ressources du lac.
3) Aménager des pépinières sylvicoles et agro-forestières pour le reboisement du bassin versant du lac.
4) Distribuer des plants fourragers pour l’amélioration des haies antiérosives.
9. Moyens financiers :
Rubrique Montant ( FBU)
- Unité de pêche 590.500
- Intrants de production 8.161.500
- Matériels et équipement 43.000.000
- Protection du lac 13.500.000
- Imprévus ( 10 % ) 6.525.000
Total : 71.777.200
10. Facteurs assurant la viabilité :
Les facteurs assurant la viabilité du projet sont notamment :
- L’existence d’une aire de séchage au niveau de la plage de débarquement de Gitaza.
- La promesse d’un appui de la FAO pour la dotation des claies de séchages, des bâches coulissantes de couverture du poisson en cas de pluie.
- Un marché assuré tant pour l’approvisionnement en matières premières que pour l’écoulement du produit fini.
- Un personnel technique qualifié.
Catégorie : - Projets
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