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Le Burundi lance un projet de bio-fortification des aliments
Le haricot, principale culture de base au Burundi, est le premier aliment sur lequel les techniques de bio-fortification seront appliquées, dès le mois de septembre prochain.
Les initiateurs espèrent que les aliments produits seront disponibles dans les repas dès le mois de décembre. Quatre variétés, dont le VCB81013, le MAC 44, le Nakaja et le Gasirida, sont reconnues très riches en fer et en zinc. 
Capitoline Ruraduma, coordinateur national du programme haricot à l'Institut des Sciences Agronomiques du Burundi (Isabu), "ces variétés sont très performantes et adaptées aux différentes zones écologiques du pays, notamment,  le Kirimiro, le Buyenzi, le Bweru, le Buyogoma, le Mumirwa et le Buragane", considérés comme les régions à forte densité humaine du pays.
L’ONG World Vision Burundi, une organisation humanitaire qui travaille pour le bien-être des enfants, en collaboration avec l'Isabu et le ministère de l’agriculture et de l’élevage,  planche déjà sur un plan de multiplication des semences. Trois tonnes de semences de haricot bio-fortifié ont déjà été importées du Rwanda voisin et attendent la saison culturale.
"Dès septembre prochain, les agriculteurs de Muyinga pourront planter du haricot bio-fortifié", a déclaré à SciDev.Net Aristide Madagasha, nutritionniste à World Vision Burundi. "Très vite, ce programme sera étendu à cinq autres provinces (Karuzi, Gitega, Muramvya, Cankuzo et Rutana) où nous intervenons. Tout est mis en place, de l’approvisionnement des semences jusqu’à la commercialisation, selon une chaîne de valeurs que nous avons mise en place", assure Aristide Madagasha.
Pour Marthe Mbengue, chargée du  développement des ressources à World Vision Burundi, "la bio-fortification est une excellente opportunité pour lutter efficacement contre la malnutrition. Elle nous permettra d’aider les ménages les plus pauvres à produire plus de récoltes riches en micronutriments et à gagner plus d'argent, grâce au surplus."
Ce surplus est rendu possible parce qu'un "hectare de haricot bio-fortifié génère 2 à 2,5 tonnes, tandis qu'un hectare de haricot traditionnel ne produit qu’une tonne", indique Capitoline Ruraduma, de l'Isabu.
Quant à Béatrice Ekesa-Onyango, nutritionniste à Bio-diversity International, un des centres de recherche du Groupe Consultatif pour la Recherche Agricole Internationale (CGIAR), souvent en mission au Burundi, "le fait que la bio-fortification cible les cultures  de substance comme le haricot est une excellente idée, parce que cela permet d’obtenir du fer et du zinc, en plus des protéines que contient normalement le haricot.
Et si on parvient à avoir la banane, le haricot et la patate douce bio-fortifiés au Burundi, cela permettra à la population d’avoir un package alimentaire bio-fortifié et diminuera sensiblement les carences alimentaires", assure Ekesa-Onyango. 
Cependant, précise-t-elle, "même si la bio-fortification apporte de la plus-value, elle ne doit pas se substituer aux autres approches traditionnelles, telles que la fortification et la supplémentation", prévient-elle.
Cette technique de bio-fortification est menée par HaverstPlus, un projet du GIAR  cogéré par l’Institut International de Recherche sur les Politiques Alimentaires (IFPRI) et le Centre International pour l’Agriculture Tropicale (CIAT).
HaverstPlus opère déjà dans plus de quarante pays d’Asie et d’Afrique, dont la Zambie, le Nigéria, la République Démocratique du Congo, l'Ouganda et le Rwanda.
Source : SciDev.Net

Catégorie : - News 2014


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